[Histoire] La correction

Que pensez-vous du niveau de résistance à la douleur de John le piétiné ?

  • Il est trop résistant, il ne devrait absolument pas supporter le traitement.

  • Il est un peu trop résistant, ça devrait lui faire un peu plus mal.

  • Ca va, ça correspond à la réalité.

  • Il est un peu chochotte, il devrait un peu moins facilement hurler de douleur.

  • Il est trop douillet, il devrait à peine gémir même lorsque Camille l'écrase en patins.


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Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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Paris
#21
La correction : Chapitre 4, partie 1
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- J’en reviens pas de ce que je vais faire… Fit Léa.

- Tu veux que je te remplace ? Lui demanda sa sœur.

- Non, non, j’y vais !

Léa hésita une dernière fois, me regardant pour être sûre que j’allais la laisser faire et que ce n’était pas une blague des deux autres femmes. Puis, encouragée par ces dernières, elle commença à augmenter la pression sur mon estomac. Je grimaçais très légèrement, la sensation de piqûre n’étant pas confortable. Mais ma peau tenait le coup, même si je savais qu’elle n’allait pas résister très longtemps. Et effectivement, je sentis sous chacune des 7 pointes la peau se percer d’un coup, et la semelle de la chaussure se poser de toute sa surface sur ma peau, les pointes ayant pénétré sur toute leur longueur.

Un peu surpris par l’impression ressentie, je criais de douleur. Il faut dire que je sentais comme une vive brûlure à l’endroit de chaque pointe. Puis, très rapidement, la sensation faiblie, ne laissant qu’une simple douleur sourde, parfaitement gérable.

Léa, en me voyant supporter assez facilement le traitement, porta tout son poids sur son pied avant de décoller l’autre du sol. Je ressentais le moindre de ses mouvements, et comme son pied ne pouvait pas glisser (Les pointes s’assurant qu’il reste bien en place), je grimaçais au moindre déplacement de ces pièces de métal.

Cependant, Léa reposa son autre pied plus violemment, juste à côté du premier. J’eus alors l’impression qu’on venait de me planter des clous. Tout comme la première fois cependant, la brûlure initiale devint une sensation sourde, alors que Léa m’écrasait de ses 40kg.

Au final, je supportais assez bien le traitement, même si j’aurais à faire avec une série de petits trous dans mon estomac. J’avais crains le pire, imaginant que les pointes arriveraient à atteindre mes organes internes, mais malgré ma maigre masse musculaire, ceux-ci devaient apparemment être suffisamment à l’abri, au moins pour le moment.

Lorsque Léa se mit à rebondir, sans toutefois décoller ses pieds, je parvins également à tenir le coup, poussant toutefois par moment de petits cris de douleurs, mais au final, je n’abandonnais pas, ce qui rendit furieuse la petite crevette.

- Perdu, Léa ! Fit Laureen en riant.

De rage, juste avant de descendre, Léa sauta une fois sur moi, sans monter bien haut, juste assez pour créer une nouvelle série de trou qui me fit hurler. Mais j’étais à ce moment là lessivé au point de ne même plus être capable de me tourner sur le côté, ce qui fit croire à Laureen qu’elle pouvait y aller à son tour.

Puisqu’elle devait elle aussi se déchausser, elle se dirigea vers la chaise pour se changer plus facilement, contrairement à Léa qui était restée debout.

- Attend, j’ai une idée, fit Camille.

La jeune femme s’était rappelée ce qu’elle m’avait fait au début en m’écrasant les mains avec les pieds de chaise. Et effectivement, quelques secondes plus tard, j’avais les pieds de devant posés dans le creux de mes mains.

- Je ne vais pas lui transpercer les mains, là ? Demanda Laureen.

Pour toute preuve, Camille s’installa sur la chaise, et demanda même à Léa de la rejoindre, assise sur ses genoux. Puis sur un seul, lorsque Laureen voulu s’asseoir sur l’autre genou de sa meilleure amie. J’avais alors plus de 150kg écrasant mes mains, et bien entendu je fis savoir de toute ma voix ce que j’en pensais. Mais les trois femmes se contentèrent de rire, avant de laisser la seule Laureen dessus, ce qui fut bien plus supportable.

Lorsqu’elle fut prête, elle laissa la place à Léa, qui avait gardé ses chaussures qu’elle posa sans trop de ménagement sur mes épaules, heureusement avec la partie dépourvue de pointes.

Puisque j’avais eu l’air de supporter Léa sans trop de problème, Laureen n’hésita pas une seconde, créant une nouvelle série de trous sur mon ventre, les pointes s’enfonçant un peu plus facilement encore. Je hurlais de nouveau sous la douleur initiale, puis je me calmais. Cela ne plut pas à Laureen, qui fit légèrement pivoter ses pieds de gauche à droite. Comme une évidence, je réagissais alors en beuglant comme un dératé, avant que Camille ne m’écrase sa basket sur la bouche.

- Je sais qu’on a beaucoup de mal à nous entendre de l’extérieur, ou même du hall, mais vas-y mollo sur tes cris, ça me casse les oreilles ! Me fit-elle en me jetant un regard noir.

- Alors j’ai gagné ? Fit Laureen, pleine d’espoir.

- Non, il n’a pas abandonné.

Furieuse, elle recommença ses mouvements de pied, entrainant ainsi de nouveaux hurlements de ma part. Au point de ne pouvoir dire les mots clefs « J’abandonne », alors que j’avais mille fois envie de le dire, tellement Laureen me torturait à cet instant là.

- Putain, c’est qu’il résiste celui-là ! Fit d’ailleurs la jeune femme au bout d’un moment.

De colère, elle leva d’ailleurs un pied, avant de me frapper avec de toutes ses forces, créant un nouveau groupe de trou.

- Dommage que je n’aie pas les miennes, il aurait été obligé d’abandonner cette fois-ci, fit Camille, sachant que c’était justement à cause d’elle que je me retenais, même si cela devenait de plus en plus difficile.

- Attends, on va voir… Lui répondit sa meilleure amie.

Elle s’installa sur les genoux de sa sœur, qui ne broncha pas, contrairement à moi qui dû supporter un surcroit de poids sur mes mains toujours coincées sous les pieds de la chaise.

Laureen posa alors ses pieds sur mon estomac, sans y mettre de poids.

- Mets-toi sur le bout de mes pieds, fit alors Laureen en s’adressant à Camille.

L’instant suivant, je braillais comme jamais. L’intégralité du poids de Camille était au niveau des pointes qui avaient une nouvelle fois percé la peau de mon ventre, comme si elle se tenait sur la pointe des pieds, alors que jusqu’à présent Léa et Laureen étaient simplement debout sur moi, leur poids étant réparti sur l’ensemble de la chaussure.

- Putain, il résiste encore, alors que tu me fais mal aux pieds, désolé de te le dire Camille !

- Lève-toi alors ! Lui répondit-elle.

Surcroit de douleur quand j’eus à présent plus de 100kg sur mon estomac, qui semblait tellement plat que cette fois-ci je pensais que les pointes avaient atteint mes organes. J’étais tellement affolé, avec une douleur limite tétanisante, que je ne songeais même plus à dire les mots tant attendus par les jeunes femmes.

Ainsi, Léa, voyant que cela ne suffisait toujours pas à leurs yeux, s’inséra entre les deux femmes pour écraser les pieds de Camille. Deux cris se firent entendre, le mien bien entendu, mais aussi celui de Laureen qui n’apprécia pas énormément de se faire écraser ses propres pieds par sa sœur et sa meilleure amie.

Enfin, dans un cri déchirant, je fis entendre ma reddition. Je ne prononçais « J’abandonne » qu’une seule fois et d’une voix éraillée, mais les trois jeunes femmes étaient tellement à mon écoute que cela suffit.

- YES ! Crièrent-elles en chœur.

Au même moment, le téléphone de Laureen se mit à sonner. Pendant que je gémissais dans mon coin, avec la basket de Camille écrasant ma bouche pour que je reste silencieux, Laureen semblait en conversation avec son entraineur.

- Ouais, elle est là également… Camille, faut qu’on aille au stade voir le coach !

Quelques instants plus tard, les deux jeunes femmes se préparaient à repartir.

- Léa, tu veux venir avec nous ?

- Non, pas tout de suite, je voulais m’occuper de lui encore un peu.

- Bon, laisse-le en un seul morceau, c’est tout ce que je te demande. Et referme bien la porte ensuite, elle ne s’ouvre que de l’intérieur sans la clef, mais il ne faudrait pas que quelqu’un rentre, au moins jusqu’à ce qu’il soit parti…

Laureen avait effectivement remarqué que, même libéré de mes mouvements (Bien que les pieds de la chaise soient toujours sur mes mains alors que personne n’était assis dessus), je n’avais pas bougé.

Avant de repartir, Laureen puis Camille sautèrent une fois de toutes leurs forces sur mon estomac, me faisant hurler de douleur à nouveau. C’était d’autant plus facile que les trous causés par les pointes me faisaient à présent à nouveau très mal, comme si j’avais eu droit à une petite pause douleur avant que celle-ci ne revienne.
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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Paris
#22
La correction : Chapitre 4, partie 2
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Pendant quelques minutes, le silence se fit entendre, et je crus même que Léa avait finalement décidé de suivre les deux autres femmes. En fait, je n’avais pas remarqué qu’un poids était revenu sur mes mains, trop dans le cirage pour me rendre compte que Léa s’était en fait assise sur la chaise sans que je ne le remarque.

Celle-ci s’était déchaussée, et allait remettre ses bottines, quand je l’entendis.

- Et si j’essayais avec mon autre paire ? Non, je vais le transpercer, là…

Puis je la sentis agripper mon pull à l’aide des pointes de ses chaussures, de façon à dévoiler mon estomac à sa vue.

- Ouah ! On t’a fait tout ça ? En plus, ça saigne un peu.

Léa était limite admirative devant la constellation de petits points formés par le passage des trois jeunes femmes avec leurs chaussures. Un petit filet de sang coulait légèrement de certains trous, sûrement ceux créés lorsque je les avais supporté toutes les trois en même temps.

- Ca me tente, là… Fit Léa qui était à présent pieds nus.

Elle posa alors ses pieds sur mon visage avant de se lever, et de se diriger vers son sac. Je vis alors ses empreintes de pieds nus se former sur le sol de la pièce.

- Bon, tu as le choix entre me laisser te marcher dessus avec cette paire, ou sauter sur ta tronche jusqu’à t’assommer. Tu choisis quoi ? Me demanda-t-elle, en me cachant toutefois la semelle de cette nouvelle paire.

Léa me laissa le temps de réfléchir. Je me doutais que cette nouvelle paire ne devait pas être plus facile que la précédente, sinon elle ne m’aurait pas proposé un tel choix. Je craignais avoir à faire à une autre paire de chaussures d’athlétisme, avec des pointes un peu plus longues, et malgré le poids plume qu’était Léa, je craignais des blessures plus graves.

D’un autre côté, l’idée de me faire à nouveau exploser la tête ne me tentait vraiment pas, le court instant où Léa s’était mise debout dessus réveillant les douleurs causées par Laureen et Camille beaucoup plus tôt. Sans compter que Léa voulait m’assommer…

J’avais également en théorie la possibilité de tout refuser et de m’échapper, mais j’étais tellement faible à présent que ce n’était malheureusement plus une possibilité.

Je donnais ma réponse à Léa, qui me fit un grand sourire et je regrettais mon choix. Quand elle me montra ses chaussures, je dus devenir livide. Contrairement à ce que je pensais, ce n’était pas des chaussures d’athlétisme comme celle qu’on voit dans les stades, mais des chaussures de cross, comme me le confirma Léa.

C'est-à-dire que les pointes faisaient plus que 6mm. Beaucoup plus. Et lorsque Léa m’annonça qu’il s’agissait de 17mm, je manquais de défaillir.

Je tentais de revenir sur ma décision, mais Léa s’était déjà rassise sur la chaise, écrasant à nouveau mes mains.

- Ah merde, j’ai les pieds sales, je ne vais pas les mettre comme ça…

C’était peut-être ma chance… Ou pas.

- Bon, j’irais mollo sur toi, si tu me lèches les pieds. Par contre, refuse, et je fais de ton estomac un steak haché géant…

Les cinq minutes qui suivirent, je léchais donc les pieds de Léa. Et celle-ci devait être très chatouilleuse, car je me pris plusieurs fois ses pieds dans la tronche, dont un sur le nez (Sans me le casser, heureusement, mais il m’assomma à moitié).

Il n’y avait alors plus une seule trace de poussière sur les pieds de la jeune femme, mais celle-ci insista pour que je continue un peu.

Puis vint le moment où elle mit ses chaussures de cross. Elle se leva alors, et du point de vue que j’avais, on avait l’impression que Léa flottait à près de 2cm du sol, si ce n’était à cause des 14 pointes. Pointes qui avaient de sérieuses chances de m’envoyer directement à l’hôpital.

Pour me torturer encore plus facilement, Léa joua sur le poids qu’elle mettait sur le pied en contact avec mon estomac. J’étais alors paniqué, car je sentais les pointes à la limite de percer ma peau alors qu’on voyait encore un espace entre la semelle et celle-ci, puisque j’étais toujours torse nu.

Puis je sentis progressivement chaque pointe s’introduire dans ma peau. Léa s’arrangea pour qu’elles ne s’enfoncent pas totalement, mais elle leur fit faire un mouvement de va-et-vient qui fut plus douloureux encore.

Son manège dura quelques secondes, avant de m’annoncer qu’elle allait se mettre debout sur mon estomac.

Lorsque son premier pied s’enfonça totalement, je hurlais de douleur, ayant l’impression d’avoir aussi mal que quand les trois femmes s’étaient retrouvées debout sur moi. Lorsque le second pied vint rejoindre le premier, cela dépassait tout ce que j’avais connu comme douleur, et je redoublais de hurlement, ma voix à la limite de ses possibilités. Léa ne me torturait plus, elle me détruisait de l’intérieur. J’étais certain à 200% que mes organes étaient atteints, et que je n’allais même pas m’en sortir.

- Tais-toi, on va finir par nous entendre ! Jura-t-elle furieusement.

Mes cris ne baissèrent pas d’un ton, et Léa voulu me faire taire de n’importe quelle façon. Mais celle qu’elle trouva m’aurait fait hurler 10 fois plus fort si je n’étais pas en train de devenir aphone.

Et à raison… Car la jeune femme s’était tout simplement avancé, et était debout sur ma poitrine. J’étais tellement en train de souffrir le martyr que je ne me rendis même pas compte du danger dans lequel je me trouvais, car les pointes étaient là aussi enfoncées, à la limite de perforer mes poumons ou mon cœur.

Pour arrêter le massacre, je mis toutes les forces qui me restaient pour tenter de calmer mes hurlements. Je ne sus pas si cela suffit, mais Léa descendit finalement de sur moi.

Je reprenais alors mon souffle, remarquant à peine que par miracle, j’étais toujours en vie et que je respirais sans difficultés.

Pendant ce temps, Léa avait remis ses bottines à la semelle en bois, et me fit lécher leurs semelles. Totalement vaincu par la petite crevette, j’obéissais sans réfléchir.

Avant de partir, elle se mit debout sur la chaise avant de sauter dessus, écrasant avec autant de force que possible mes mains qui n’en pouvaient plus.

- Regarde-moi ! Fit-elle.

Au moment où je le faisais, je la vis sauter encore plus haut. Mais cette fois-ci, ce n’était pas la chaise qu’elle visait, mais mon visage.

Par réflexe, je tournais la tête sur le côté. L’instant suivant, ma voix reprit tout son volume alors que Léa se réceptionnait sur mon crane, qui me sembla avoir éclaté sous le choc. J’étais d’ailleurs à la limite de l’inconscience, mais Léa cru que j’étais KO. Je la sentis alors s’en aller sans me jeter un dernier regard, son sac sur l’épaule.

J’étais à présent sur le point de perdre définitivement connaissance, quand je sentis deux nouvelles présences autour de moi…
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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#23
Voilà pour cet avant-dernier chapitre (Je pense).

Désolé pour le suspens, @Nico4maso , c'était un peu voulu... :D
C'est d'ailleurs encore le cas, puisque deux nouvelles personnes sont arrivées...

J'espère qu'il a suffisamment dérouille pour toi, @smgc71 ... Sinon laisse une dernière chance à John avec les deux nouvelles ! :p
 
Oct 4, 2017
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#25
Oui et en plus c'est assez réaliste, je ne pense pas que des pointes avec 50 ou même 60 kg dessus bien répartis puissent traverser les muscles, par contre faut pas faire de mouvement de rotation :)
J'espère que les nouvelles vont le finir :D
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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#26
Les pointes sont assez fines, la peau ne résiste pas bien longtemps... J'ai un ami (un peu fou :confused:) qui a testé avec une pointe de 15mm dans l'épaule, juste en appuyant assez fort, la pointe s'est enfoncée sans problème après une petite résistance au départ...

Les mêmes qu'on trouve à Décathlon sur cette photo (pointes de 15) :



Je n'ai pas osé essayer moi-même, mais rien qu'en touchant le bout pointu, j'étais convaincu... :eek:

Après, en regardant les 6mm, c'est vrai que j'ai peut-être été un peu optimiste sur leur capacité à percer...

 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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#27
Dernier chapitre... Je n'ai pas eu l'occasion d'écrire pendant ces vacances (Mal passées...), mais voici la fin de l'histoire. Pour ce dernier chapitre, en trois parties, on sort largement du soft. Il faut dire que le pauvre piétiné s'est retrouvé face à deux inconnues qui n'avait cure de lui. Je lui ai toutefois laissé une chance de survie à la fin de l'histoire (Mais vous pouvez imaginer qu'il n'a pas survécu si vous le souhaitez... ;)

Je vais tacher de finir les autres histoires aussi rapidement que possible, mais cela risque de prendre du temps (Le temps de les relire et d'inventer la suite), sachant que pour les prochains mois, j'aurais bien moins de temps que l'année passée. Il se peut d'ailleurs que les prochaines histoires ne soient que des histoires courtes pour cette raison...

Allez, place au dernier chapitre de "La correction"...
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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Paris
#28
La correction : Chapitre 5, partie 1
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Je fus réveillé par de violents coups de pieds dans les côtes, portés avec un maximum de force de la part de la personne qui me frappait, et qui semblait ne pas se soucier du tout de la résistance de mon corps. Le fait que ces coups soient portés avec des Doc Martens ne semblait même pas entrer en jeu.
  • Ah, enfin, il se réveille. Fit l’une des deux voix.
J’ouvrais en effet péniblement les yeux. Au dessus de moi, puisque j’étais toujours allongé au sol, je percevais deux visages. Totalement inconnus, ce qui n’était pas rassurant, car vu la façon dont j’avais été réveillé, je ne pouvais espérer de l’aide de leur part. Et j’avais bien raison…

La première, celle qui m’avait frappée avec ses Doc Martens, était de taille moyenne, moins de 1m70 je pense (Difficile d’estimer les tailles quand on est allongé au sol, n’est-ce-pas ?). Une silhouette assez fine et sportive, mais un caractère qui me disait que je n’allais pas être ménagé par la jeune femme qui devait avoir une vingtaine d’années.

La seconde était beaucoup plus grande, et beaucoup plus lourde, plus que Camille en tout cas. Elle était en train de me dévisager des pieds à la tête.
  • Il a des traces de pas un peu partout sur lui, et on l’a même fait saigner on dirait. Fit cette dernière.
  • C’était donc lui qu’on a entendu tout à l’heure ? Ca me donne des idées, ça…
  • Tu crois ? Il a peut-être été tabassé par une bande…
  • Non, regarde, il n’était pas attaché. Je pense qu’il a dû apprécier, même. Sinon on l’aurait mieux entendu. Attend…
La plus petite des deux filles se mit alors debout sur ma poitrine. Encore lessivé par le traitement que j’avais subit quelques minutes plus tôt, je ne réagissais que mollement. Ce qui fut interprété comme une invitation de ma part pour la jeune femme.
Celle-ci se retourna pour se laisser tomber sur la chaise. Dont les pieds avant étaient toujours sur mes mains. Bien entendu, je me mis à gémir, mais toujours aussi mollement.
  • Aïe, la vache, Emma, t’as dû lui péter les mains là !
  • Mais non, Tiphaine, regarde, il ne gémit plus déjà.
J’aurais peut-être dû, car il était évident à présent pour les deux jeunes femmes que je n’avais pas été tabassé, mais que j’avais été volontaire pour être piétiné.
  • Oh putain, regarde ! Fit ladite Tiphaine. Qu’est-ce qu’on lui a fait, là !
La jeune femme avait en effet légèrement découvert mon t-shirt, et les nombreuses marques des pointes de Léa étaient parfaitement visibles aux yeux des deux nouvelles venues.
  • La vache ! Fit Emma. Je dois lui faire mal rien qu’en marchant dessus.
C’était effectivement le cas, surtout à présent que les chaussures de la jeune femme étaient directement en contact avec les divers trous maculant mon corps. En fait, à chaque mouvement d’Emma, de la poussière, apportée par les Doc Martens, s’infiltrait dans mes plaies, et une sensation de brûlure se faisait de plus en plus vive.
  • Rejoint-moi, Tiphaine !
  • T’es folle, je suis en rollers. Et hors de question de les enlever !
  • Et alors ? Je t’ai dit de le faire ? Allez, viens, on dirait qu’il aime ça.
  • C’est vrai que ça n’a pas vraiment l’air de le déranger que tu le piétines.
  • Ouais, c’est vrai.
Pour le vérifier, Emma s’était mise à sauter sur mon estomac et ma poitrine, rouvrant d’ailleurs quelques uns des trous qui s’étaient déjà bouchés en coagulant. Le tout me faisant pousser de petits gémissements que les deux femmes prirent à tort pour des bruits de satisfaction plutôt que de plainte.

Et c’est ce qui décida Tiphaine à grimper sur mon estomac, même si elle enleva finalement ses rollers. Elle était donc simplement en chaussettes, mais ses pieds semblaient alors s’enfoncer comme s’ils allaient toucher le sol à travers mon corps. Il faut dire qu’à cet instant là, je n’avais quasiment plus aucune résistance, le peu que j’avais récupéré ayant été immédiatement réduit à néant avec le seul passage de Emma.

J’étais toutefois certain que Tiphaine était plus lourde que Camille, d’au moins cinq bons kilos supplémentaires, et dont au moins une douzaine de plus que moi. J’étais donc proprement écrasé sous elle, sans compter que pendant qu’elle jouait au rouleau compresseur avec mon estomac, Emma se chargeait de ma poitrine. Heureusement que cette dernière était plus légère, pesant certes plus que Laureen, mais moins que moi. L’ensemble était toutefois difficilement supportable, mais même lorsque j’arrivais à pousser un gémissement plus sonore, celui-ci était pris pour un surplus de plaisir de ma part.

Progressivement d’ailleurs, je voyais de plus en plus d’étoiles devant mes yeux, et j’avais à présent beaucoup de difficultés pour respirer, le simple poids d’Emma sur ma poitrine me bloquant parfois mes poumons.
Bref, j’étais dans une posture assez dangereuse, avec deux femmes que je ne connaissais pas, et qui ne semblaient absolument pas inquiètes des conséquences de leurs actes sur ma santé.
  • Hey, Tiphaine, regarde, même sur sa tronche il y a des traces !
  • ‘Tain, il doit vraiment aimer ça…
  • Je vais faire ma B.A. du jour, alors…
L’instant suivant, je sentais la dure semelle des Doc Martens d’Emma se poser sur mon visage, en plein milieu. Mon esprit un peu embrumé ne m’avait pas fait réagir en voyant le pied s’avancer, et je n’avais donc pas tourné ma tête.

Le poids sur ce pied s’intensifia, et je sentis mon nez s’écraser progressivement, la douleur se faisant de plus en plus forte. Malheureusement pour moi, le talon de la chaussure écrasait déjà complètement ma bouche, bloquant tout gémissement ou cri de ma part, et cela fut considéré comme une invitation pour la jeune femme, qui accentua son poids. Je sentais que mon nez allait à la limite de céder, et je craignais le moindre mouvement brusque d’Emma. Pendant ce temps, les deux femmes venaient d’éclater de rire, sûrement par la situation, ma tête visible sous le pied d’Emma devant être une vision assez inhabituelle pour elles.

La jeune femme finit par se retrouver en équilibre un pied sur mon visage et resta sans rien dire, appréciant la situation où elle se retrouvait debout sur la tronche de quelqu’un qui, de son point de vue, était consentant.

De mon côté, j’avais cette même jeune femme dont le pied reposait intégralement sur mon visage et qui m’empêchait de respirer, que ce soit par la bouche (Complètement écrasé sous le talon de la chaussure) ou le nez (Qui était resté en un seul morceau, mais incapable d’assurer sa fonction sous la pression qu’il recevait). Je souffrais horriblement, j’avais l’impression de recevoir en continu un direct en pleine face, et je n’avais aucune possibilité de réagir, complètement tétanisé par ce que je subissais depuis le début avec Camille, Laureen puis Léa, et maintenant avec Emma et Tiphaine. Pire, puisque je ne pouvais plus respirer, j’étais tout simplement en train d’étouffer, Emma testant son équilibre sur mon visage en restant dessus le plus longtemps possible.

Enfin, au moment où j’allais tomber dans les pommes par asphyxie, la jeune femme libéra mon visage. La gorgée d’air que je pris fut pour moi comme une véritable renaissance, même si je restais très affaibli.

J’espérais toutefois à présent que les deux femmes se décideraient enfin à me laisser tranquilles.

J’avais tort…
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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#29
La correction : Chapitre 5, partie 2
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Tiphaine, qui était restée sur mon estomac, s’avança sur ma poitrine. Je grimaçais en poussant un léger cri, mais cela n’eut pour seule conséquence un rire de sa part. Elle se mit d’ailleurs à rebondir pour entendre de nouveau mes gémissements, rendus saccadés par l’air qui était expulsé de force par ses rebonds.
  • J’essaye ? Fit-elle.
  • Ouais, t’as vu comment je suis restée longtemps ?
Apparemment, le fait de peser 20kg de plus que son amie ne rentrait pas en ligne de compte. Tiphaine posa son pied sur mon visage sans mettre de poids, pour une raison simple. Elle voulait me forcer à respirer l’odeur de sa transpiration. Elle était en effet assez forte, sûrement parce qu’elle venait de faire du roller. Puis je la sentis s’amuser avec mon nez, frottant son pied au niveau des narines, dans le but de me forcer à respirer son odeur.

Puis Tiphaine posa son pied sur mon front, le second le rejoignant sur mon visage au niveau de ma bouche. L’espace entre ses deux pieds était juste suffisant pour que je puisse respirer par le nez, en tout cas après un petit moment d’adaptation, la pression s’exerçant sur mon visage étant inouïe, comparable au saut de Léa lorsqu’elle était partie, et bien plus élevée qu’Emma qui n’avait été que sur un pied.

A l’arrière de ma tête, la douleur était intenable, mon crane étant en contact direct avec le sol, sans rien pour amortir. Celle-ci se retrouva bientôt concentrée sur le côté de ma tête lorsque, à la faveur d’un mouvement de Tiphaine pour conserver son équilibre, ma tête fut tournée sur le côté.

La rotation de ma tête sur le sol, d’un quart de tour, me donna l’impression d’être passé au rouleur compresseur. Par malchance pour moi, Tiphaine avait réussi à se maintenir sur ma tête, et je me pris d’ailleurs un coup de pied de sa part parce qu’elle avait manqué de chuter.

Pendant ce temps, Emma avait décidé de remonter sur moi, au niveau de la poitrine. Me voyant respirer avec difficulté, elle décida de poser un pied sur ma gorge, compressant celle-ci sous son poids.

Voulant apprécier le spectacle, Tiphaine s’éloigna, soulageant ma tête, mais ne changeant rien au fait que j’étais en train d’être étranglé. Je voyais un voile noir devant mes yeux, et Emma ne se décida à redescendre que lorsque mes jambes commencèrent à avoir des mouvements désordonnés. Pour me « punir », selon elle, elle cracha un gros mélange de salive et de matières gluantes provenant de sa gorge. Je venais au même moment de tourner ma tête, et je vis arriver sans pouvoir réagir ce mélange que je me pris en plein milieu du visage, l’ensemble dégoulinant dans mes yeux et une petite partie entrant dans mon nez et ma bouche, me faisant suffoquer.
  • Ah non, Emma, je voulais encore lui écraser sa tronche, moi !
  • Ah, désolée… Attends, je l’essuie.
Emma passa alors sa chaussure sur tout mon visage, ce qui n’eut pour effet que d’empirer les choses, car la poussière sous sa semelle, mélangée à ce qu’elle avait craché, forma alors une pâte gris foncée presque noire.

Les deux femmes semblèrent toutefois se lasser un peu de mon comportement. Il faut dire que j’étais totalement amorphe, alors que je subissais un piétinement constant depuis le début de l’après-midi par cinq personnes différentes au total.

Emma décida de tester ma poitrine en sautant dessus. Tiphaine, à défaut de retourner sur ma tête, fit comme son amie, mais sur mon estomac. Au début, les deux ne sautaient pas au même rythme, et j’étais cette fois-ci certain de ne pas en réchapper. Puis elles sautèrent en même temps, ce qui fut à peine plus facile.

Au bout d’un moment, les deux femmes se fatiguèrent. Tiphaine alla s’asseoir sur ma chaise (Après l’avoir replacée sur mes mains bien entendu). Emma chercha un endroit où s’asseoir, avant de décider d’aller sur les genoux de son amie. Elle posa alors dans le même temps ses pieds sur mon visage, les Doc Martens maltraitant ma peau autant que possible.

Je ne pouvais rien voir, et je fus surpris lorsque, d’un coup, je sentis mon t-shirt être relevé et placé par-dessus mon visage pour le nettoyer. Pour une bonne raison…

Emma se laissa glisser des genoux de Tiphaine, et se retrouva assise sur mon visage. Puis elle laissa échapper une odeur nauséabonde, faisant même se lever son amie.
  • Oh, tu déconnes Emma, ça pue !
  • Je sais… Mais je voulais que notre carpette ressente de nouvelles sensations.
Les deux femmes rirent un bon coup, avant que Tiphaine ne s’éloigne, l’odeur étant vraiment atroce. Encore plus pour moi, car Emma s’était arrangée pour que je ne puisse respirer que par le nez, et j’avais donc inspiré à plusieurs reprises cette odeur, suffoquant totalement puisque cet air était totalement dénué d’oxygène.

Puis Emma se releva, et je vis que Tiphaine avait remis ses rollers. Les deux jeunes femmes avaient apparemment décidé qu’elles s’étaient assez amusées et s’apprêtaient à repartir. Tiphaine roulait autour de moi, pendant qu’Emma me donnait quelques bons coups de pieds un peu partout, quand elle ne décidait pas de sauter à pieds joints sur moi pour changer de côté. Son amie fit immédiatement de même, les roues de ses rollers me faisant plus de mal, surtout que Tiphaine y allait au moins aussi fort qu’Emma.
  • Allez, Tiphaine, tu ne veux pas lui marcher dessus avec tes rollers, juste une fois ?
  • Non, je vais lui péter les os, et après j’aurais des problèmes.
  • Mais non, n’est-ce pas, toi ?
Emma fit semblant de me porter un coup de pied dans la tête, s’arrêtant juste avant. Je n’avais toutefois pas réagi.
  • Je crois qu’il est dans un état où il est à moitié dans les vaps, alors essaye ! Fit Emma, qui voulait vraiment voir Tiphaine m’écraser avec ses patins.
Elle fut difficile à convaincre, mais finalement, la jeune femme en rollers s’avança vers moi. Elle posa un patin sur mon estomac, avant de se lancer et de poser le second sur ma poitrine. Je grimaçais immédiatement, les huit roues alignées appuyant sur mon corps, chacune lourde comme un pack d’eau.

Un peu rassurée, Tiphaine se replaça sur mon estomac, et commença à rebondir dessus. A cet instant, mes maigres abdos ne protégeaient plus rien, et je sentis que mes organes encaissaient directement le choc. Je ne le savais pas encore, mais à cet instant, j’étais déjà bon pour faire un séjour à l’hôpital. Puis Tiphaine se retrouva sur ma poitrine. Je sentis mes côtes s’affaisser, alors que je laissais échapper un petit râle.

Le téléphone d’Emma sonna, et au bout de quelques minutes, pendant lesquelles Tiphaine continua de maltraiter mes côtes, Emma annonça qu’elle devait repartir.
  • On fait quoi de lui ? Demanda Tiphaine.
  • Mouais, faudrait être sûr qu’il ne nous dénoncera pas.
  • Je pense qu’il a son compte.
Tiphaine n’était toutefois pas convaincue. Emma décida toutefois de me laisser là. J’eus alors la mauvaise surprise d’entendre Tiphaine lui dire qu’elle allait rester un peu, pour s’assurer que je ne dirais rien sur elles. Emma la regarda d’un air suspicieux, avant de laisser tomber.

Quelques minutes plus tard, j’étais seul avec Tiphaine. Ou plutôt avec la vraie Tiphaine. Car ce n’était plus la jeune femme qui avait au départ hésité à me marcher dessus. Elle venait d’ailleurs de sauter directement sur mon estomac. Sans le savoir, elle venait de me blesser gravement, et je criais même un peu. Tiphaine grimpa alors sur ma poitrine, avant de rebondir légèrement, puis de plus en plus fort. J’étais incapable de respirer, sauf lorsqu’elle s’arrêtait un instant, même si dans ces moments là, je peinais à aspirer suffisamment d’air pour ne pas m’asphyxier.
  • En fait, je me souviens très bien de toi, fit Tiphaine. Il y a une semaine, au parc, j’ai failli avoir un accident de vélo quand tu as traversé la piste cyclable juste devant moi. Et tu as trouvé le moyen de m’engueuler sans même t’excuser. Tu vas donc payer pour ça.
Je ne savais pas de quoi elle parlait, puisque la semaine dernière, j’étais resté à la maison, ayant trop de devoirs à faire. Tiphaine devait me prendre pour quelqu’un d’autre…

Mais un cri la fit se retourner. C’était Léa, qui était revenue. Manque de chance pour moi, les deux femmes se connaissaient. Pire, Léa était revenue pour une raison, ce que j’appris en l’entendant annoncer à Tiphaine qu’elle avait ramenée ses patins à glace.
  • Ma sœur et sa meilleure amie m’ont dit qu’elles lui avaient marché dessus en patins, et je voulais voir ce que ça donnait, annonça-t-elle simplement.
  • Tu ne vas pas lui faire grand-chose, tu fais la moitié de mon poids ! Ricana Tiphaine, amusée.
Cela n’empêcha pas Léa de mettre ses patins et de rejoindre Tiphaine debout sur moi. Les patins à glace étaient bien entendu plus fins que les rollers, mais le poids plume de Léa ne lui permettait pas de me faire beaucoup de mal, comparé à Tiphaine. Malgré tout, la blessure interne au niveau de mon estomac s’aggrava légèrement, surtout quand Léa commença à sauter. Elles échangèrent leur place, et je me remis à geindre lorsque je sentis les roues des rollers sur mon estomac.

Pendant ce temps, Tiphaine et Léa discutaient entre elles, et la première appris que les trous sur mon estomac étaient les marques des chaussures d’athlétisme de sa sœur et elle. Puis, lorsqu’elle avoua que Camille, que Tiphaine connaissait également, avait marché sur sa tête, la plus grande des deux femmes annonça qu’elle avait fait pareil.
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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Paris
#30
La correction : Chapitre 5, partie 3 (Fin)
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A cet instant, la lame du patin droit de Léa se posa sur ma gorge, me coupant la respiration. Elle s’en aperçu, mais plutôt que de le retirer, elle mit tout son poids sur celui-ci. Les 40kg répartis sur une mince lame semblèrent vouloir me décapiter.
  • Il est solide quand même, fit Tiphaine. Je suis sûr que tu pourrais lui écraser la tête avec.
  • Ca m’étonnerait… Je vais le scalper, là ! Répondit Léa en riant.
Pourtant, quelques instants plus tard, elle était en équilibre sur un pied, la lame posé sur ma tête, me faisant gémir, alors que j’aurais voulu crier de toutes mes forces. Léa resta un maximum de temps avant de redescendre. Une empreinte caractéristique parcourait à présent ma tête, assez profonde.
  • Attends, j’essaye ! Fit Tiphaine.
  • Tu vas le tuer, là !
Mais Léa ne fit rien. Je sentis alors des roues se poser sur ma tête, et je paniquais intérieurement. Si Tiphaine mettait sa menace à exécution, ce n’était plus l’hôpital que je risquais, mais bien pire, définitivement pire !

Et pendant ce temps, Léa me donnait des coups de pieds avec ses patins… L’extrémité de la lame étant en dents de scie, chaque coup m’érafla la peau, et je commençais à saigner. Mais c’était le cadet de mes soucis, car dans le même temps, une douleur ultime me parcouru le crane. Tiphaine venait de me marcher sur la tête avec ses rollers, et de tout son poids. Je poussais un râle d’agonie, car j’avais l’impression d’avoir la tête ouverte en deux. Pire, Tiphaine recommença une seconde fois, en restant cette fois-ci une dizaine de secondes. Mais je ne m’en aperçu pas, car j’avais perdu connaissance.

Je me réveillais toutefois rapidement par des coups de pieds portés par les deux femmes. Tiphaine devait également partir, et Léa lui proposa de se défouler une dernière fois.
  • Bah, je lui ai à peu près tout fait, et je me suis vengé de la dernière fois où j’ai failli me casser la gueule par sa faute.
Léa était déjà au courant, mais ne savait pas que Tiphaine pensait que j’étais celui qu’elle accusait.
  • Ok, alors c’est moi qui choisis pour toi. Tu va sauter sur sa poitrine avec tes rollers, comme ça…
Léa se mit alors à me sauter dessus. Ses patins manquèrent plusieurs fois de me briser les côtes, et j’étais sûrement devenu livide à l’idée que Tiphaine fasse pareil.
  • Non, je vais le tuer.
  • Et alors ? Sinon, je saute sur son crane avec mes patins.
L’un ou l’autre, j’étais foutu. Ce que compris Tiphaine aussi. De toute façon, ma blessure à l’estomac avait brusquement empiré, et si je n’allais pas rapidement à l’hôpital, je ne risquais pas de survivre.

Un choc immense se fit alors sentir, car Tiphaine avait sauté sur ma poitrine sans prévenir. Une de mes côtes se fêla immédiatement, une brûlure sourde me parcourant le buste.
  • C’est bon ?
  • Non, encore !
Tiphaine sauta deux autres fois. La seconde, un craquement sonore se fit entendre, plusieurs côtes ayant cédé. Les deux femmes sursautèrent au bruit.

Tiphaine décida de partir, un peu inquiète de ce qui pourrait arriver. Léa la rassura en lui disant qu’elle s’occupait de tout.

En effet, lorsqu’elle fut seule avec moi, Léa remonta sur ma poitrine. Avec les côtes cassées, c’était comme si son poids était multiplié par 10.
  • Bon, que faire de toi… Il ne faudrait pas que tu nous dénonces, hein !
Sans réponse de ma part, la douleur irradiant dans mon crane au point de provoquer comme un court-circuit dans mon cerveau, Léa posa à nouveau sa lame de patins sur ma gorge, y portant encore une fois tout son poids. Les blessures à mes côtes m’avaient achevé, et je n’opposais aucune résistance à la jeune femme, les muscles de mon cou amorphes. Bien entendu, j’étouffais, et je commençais légèrement à convulser.

Léa se déplaça sur ma tête.
  • Bon, j’ai pris le temps de lire tes papiers. Je sais où tu habites, ton numéro de téléphone, etc… Donc tu vas garder pour toi tout ce qui s’est passé ici, ok ?
Pas de réponse de ma part, jusqu’à ce que Léa tape de son pied sur mon crane, la lame résonnant dans celui-ci.

Cela suffit toutefois à me faire réagir, et je prononçais difficilement un « oui ».
  • Bon, et pour te montrer que je ne plaisante pas…
Léa monta sur la chaise, écrasant une dernière fois mes mains dans l’histoire. Mais ce ne fut rien comparé à ce qui se passa la seconde suivante. Léa sauta directement sur mon crane, les lames percutant ma tête avec une telle violence que je fus assommé sur le coup.

Quelques heures plus tard, voyant la porte du sous-sol ouverte, le gardien de l’immeuble me découvrit gisant sur le sol.

Lorsque je me réveillais quelques mois plus tard à l’hôpital, je n’avais aucun souvenir postérieur à ma présence à la patinoire lorsque j’avais failli faire tomber Camille.

Les médecins m’annoncèrent que j’avais survécu d’extrême justesse au tabassage que j’avais subi. Mes blessures étaient nombreuses : une hémorragie interne provenant d’une plaie aux intestins qui avaient été sauvés de justesse. Cinq côtes cassées, l’une ayant manqué de peu de perforer un poumon. De nombreuses plaies sur l’estomac et la poitrine que les médecins assimilèrent à des piqûres, même si les tests furent négatifs pour toutes les maladies qu’on aurait pu m’inoculer de cette façon (Ils notèrent toutefois que certaines plaies semblaient espacées de manière régulière, sans toutefois penser qu’elles avaient été causées par des chaussures d’athlétisme). Ma gorge avait subi un gros traumatisme sans que là encore, les médecins puissent déterminer l’origine exacte.

Mais le plus grave avait été une de mes blessures à la tête. Une fracture du crane avait été à l’origine de mon coma de plusieurs mois, et à plusieurs reprises, les neurologues avait cru que je ne m’en sortirais pas. Ma mémoire avait été grandement affectée, d’où mes souvenirs tronqués. Pour moi, je venais simplement de revenir de la patinoire.

Les jours suivants, je reçus plusieurs visites, de membres de ma famille surtout.

J’eus toutefois la surprise de voir arriver Camille et quatre de ses amies. Lorsque Camille découvrit que mon dernier souvenir était la fois où elle m’avait évité de justesse à la patinoire où je venais de chuter, les cinq femmes eurent un grand sourire. En particulier la sœur de l’amie de Camille, qui s’appelait apparemment Léa, et qui avait été bizarrement la plus inquiète sur mon état de santé.

Je mis encore plusieurs mois à récupérer, mais je n’eus plus aucune visite de leur part. Je mis cela sur le compte d’une visite de courtoisie, puisque je n’étais proche d’aucune d’entre-elles.

Je gardais quelques séquelles de mon agression, de violentes douleurs parcourant régulièrement mon crane de manière très localisée… Je ne sus jamais qu’il s’agissait de l’endroit où Léa avait sauté sur ma tête avec ses patins à glace…

Bizarrement, je ne refis plus jamais de patins à glace, ces chaussures m’effrayant dès lors au plus haut point, qu’aucun spécialiste médical ne put expliquer...
 

Burton156

Emma Watson 's carpet
Jul 10, 2008
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Paris
#31
Bon, le forum a changé, et ça se traduit par un affichage différent de mon texte... J'ai laissé les points à la place des tirets, et ajouté un interligne pour aérer le texte comme il l'est à l'origine. J'espère que cela suffira.
Voilà donc la fin de l'histoire, ne prenez pas en compte ce chapitre pour répondre au sondage, car j'ai fait exprès de rendre la fin plus "hard". Après tout, il ne fallait pas que l'histoire se termine trop facilement pour John... ;)